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mercredi 9 janvier 2013

Ee ja nai ka?




"Ee ja nai ka" (ええじゃないか?) est le nom d'une d'une révolte populaire qui dura près de 9 mois, de juillet 1867 à avril 1868 et qui se propagea entre Edo (le Tokyo actuel) et l'île de Shikoku.  Il semblerait que celle-ci ait été orchestrée par  les dirigeants politiques (bakufu) alors en difficulté face à la montée du chômage, des famines, de l'inflation galopante et des hausses d'impôts qui en résultèrent (tiens ça me rappelle vaguement quelque chose...). En pleine période de crise, le pouvoir en place aurait donc cherché un moyen de désamorcer le mécontentement social croissant. Simulant la chute d'amulettes venues des cieux, le peuple y voyant un présage heureux, ou tout simplement un prétexte, celui-ci se révolte, cesse le travail, se travestit et se met à danser dans les rues comme des fous... et ce durant neuf mois. La restauration de l'empereur Mutsuhito marquant le début de l'ère Meiji en janvier 1868, mettra un terme à cette révolte.

Shohei Imamura aborde cet étrange épisode de l'Histoire du Japon dans le film éponyme: Ee ja nai ka?, sorti en 1981.


"EE ja nai ka?" peut grossièrement se traduire par : "C'est pas du bon ça?". 


A quand une bonne petite révolte en Hollandie?




















mardi 4 décembre 2012

Carbone marsien

Bon gros dessin de Deraile


Très fière de sa découverte, la N.A.S.A. vient d'annoncer la détection de traces de carbone sur Mars, signe probable de la présence de substance organique sur la planète rouge, à une époque antérieure. 

Il convient néanmois de ne pas se réjouir à outrance: l'agence spatiale n'exclut pas non plus l'hypothèse d'un vieux reste de pet d'origine extra-galactique.















lundi 19 novembre 2012

Vivement dimanche !

Sympas les combats de catch le dimanche après-midi à Paris dernièrement.


Ca commence par l'hymne national






On enchaîne avec les échanges des fanions




Et hop, un tacle au niveau du genou



Et comme dans Benny Hill, ça se termine au sprint....








Un grand merci à tous les protagonistes et à dimanche prochain!







samedi 17 novembre 2012

Grèves générales


Superbe geste technique



Nous assistons cet automne à un début d'épidémie de grèves générales dans l'Europe du Sud, le Grand Jour approcherait-il à grands pas? Voici quelques extraits de trois enthousiastes libertaires de la fin du XIXème siècle: l'auvergnat Jean Grave, le géographe Elisée Reclus, et le flamboyant Pierre Kropotkine.



Jean Grave




Jean Grave, La société mourante et l'anarchie (1893):
"Nous ne sommes pas de ceux qui prêchent les actes de violence, ni de ceux qui mangent du patron ou du capitaliste, comme jadis les bourgeois mangeaient du prêtre; ni de ceux qui excitent les individus a faire telle ou telle chose, a accomplir tel ou tel acte. Nous sommes persuadés que les individus ne font que ce qu'ils sont bien décidés par eux-mêmes à faire; nous croyons que les actes se prêchent par l'exemple et non par l'écrit ou le conseil; c'est pourquoi nous nous bornons à tirer les conséquences de chaque chose, afin que les individus choisissent d'eux-mêmes ce qu'ils veulent faire. Mais nous sommes convaincus aussi que les idées bien comprises doivent multiplier, dans leur marche ascendante, les actes de révolte."

Ce livre lui coûtera deux ans de prison.


Elisée Reclus



Elisée Reclus, L'évolution, la Révolution et l'idéal anarchique (1897), p.169 de l'édition de 1914:

" Certainement, les socialistes, devenus les maitres, procéderont et procèdent de la même manière que leurs devanciers républicains: les lois de l'histoire ne fléchiront point en leur faveur. Quand une fois ils auront la force, et même bien avant de la posséder, ils ne manqueront pas de s'en servir (..) par la destruction de tous les éléments hostiles. Le monde est plein de ces ambitieux naïfs vivant dans le chimérique espoir de transformer la société par une merveilleuse aptitude au commandement; puis, quand ils se trouvent promus au rang des chefs, ou du moins emboites dans le grand mécanisme des hautes fonctions publiques, ils comprennent que leur volonté isolée n'a guère de prise sur le seul pouvoir réel, le mouvement intime de l'opinion, et que leurs efforts risquent de se perdre dans l'indifférence et le mauvais vouloir qui les entoure. Que leur reste-t-il alors à faire, sinon d'évoluer autour du pouvoir, de suivre la routine gouvernementale, d'enrichir leur famille et de donner des places aux amis?"

Cela sonne étrangement d'actualité...

Pierre Kropotkine



Pierre Kropotkine, dans L'Anarchie, sa philosophie, son idéal (1896), prône l'association libre et l'entraide:

"L'homme vécut des milliers d'années avant que les premiers états se fussent constitués; (...) pour nous, Européens modernes, les Etats ne datent que du seizième siècle. Ce n'est qu'alors que la défaite des communes libres fut achevée, et que parvint à se constituer cette assurance mutuelle antre l'autorité militaire, judiciaire, seigneuriale et capitaliste, qui a pour nom "Etat". Ce n'est qu'au seizième siècle qu'un coup mortel fut porté aux idées d'indépendance locale, d'union et d'organisation libre, de fédération à tous les degrés, entre des groupes souverains, possédant toutes les fonctions, aujourd'hui accaparées par l'Etat. (...) Aujourd'hui seulement, depuis vingt ans à peine, nous commençons à reconquérir, par la lutte, par la révolte, quelques amorces du droit d'association, qui fut librement pratique par les artisans et les cultivateurs du sol à travers tout le moyen-âge. (...) Partout ces sociétés empiètent déjà sur les fonctions de l'Etat et cherche à substituer l'action libre des volontaires à celle de l'Etat centralisé. (...) On nous dit que quand nous demandons l'abolition de l'Etat et de tous ses organes, nous rêvons d'une société, composée d'hommes meilleurs qu'ils ne le sont en réalité. - Non, mille fois non! Tout ce que nous demandons, c'est qu'on ne rende pas les hommes pires qu'ils le sont, par de pareilles institutions!"


Nos vacances dans les Cyclades














mercredi 14 novembre 2012

Mah Na Mah Na (1969)



Svezia, inferno e paradiso, de Luigi Scattini


"Ma na Ma na", cela aurait pu être notre commentaire dépité à propos de la première et dernière conférence de presse de notre Admirable Président hier, mais non. Aujourd'hui nous revenons sur les origines de ce célèbre morceau inoubliable pendant au moins une dizaine de jours après l'avoir écouté: "Mah Na Mah Na".

Repris tour à tour par Sésame Street, Benny Hill, le Muppet Show et Telefoot (attention, ce post ne s'adresse qu'à un public d'érudits trié sur le volet), ce joyau a été créé en 1969 par Piero Umiliani pour le film Svezia, inferno e paradiso. Un pseudo-docu scientifique sur l'activité sexuelle pré-supposée sauvage et débridée de nos chères et tendres amies suédoises. Voici la scène immortelle pour illustrer notre propos:




On trouvera la version intégrale du film ci-dessous,

"Questo è un inno a la libertà!"





Attention, chef d'œuvre.












lundi 12 novembre 2012

Marre des cons nains



Innocent III, au top de sa forme.

797 ans, jour pour jour, après l'ouverture du quatrième concile de Latran par Innocent III, Juste Rama, le grand reporter tout terrain du chalet, s'est fiancé pour la première fois : 
toutes nos félicitations  !!!!

Rappelons que Latran IV est au sacrement du mariage ce que l'iphone 5 n'est pas: une révolution. En effet, les évêques conciliaires accomplissent un acte totalement révolutionnaire en autorisant désormais uniquement les mariages pour lesquels les deux conjoints, l'homme et la femme (certes cette précision paraît certainement très démodé de nos jours...), auront publiquement exprimé leur consentement.



Nous concluerons ce carnet mondain par ce qu'a promulgué Innocent III dans son infinie sagesse:


"On ne peut se dispenser de tenir sa promesse à sa fiancée sous le pretexte qu'elle a manqué au devoir de la chasteté avant les fiançailles".



A bon entendeur, salut.













dimanche 28 octobre 2012

Free Sex

Dans la Simca 1000




Une petite présentation du bouquin chiné hier s'impose. Il s'agit d'un guide illustré de l'amour libre. Censure oblige, les scènes sont mimées, parfois même sans partenaire. Bien souvent les gentes damoiselles sont totalement vêtues. Nous sommes dans le Japon de la fin des années 60.... 

L'auteur, qui se présente comme le directeur d'un Institut de Psychologie de Tokyo, égraine les lieux au gré de ses fantasmes: au bureau, au cinéma, dans une voiture, sous la tente, au cimetière, dans la neige... En fonction du caractère de votre partenaire, des modèles de voiture sont même fortement conseillés: Corona sedan pour les romantiques, Skyline GTR pour les femmes passionnées, Bluebird pour les femmes traditionnelles, etc... Une douzaine de voitures sont ainsi passées en revue. 

Cette enquête est enfin accompagnée de statistiques des plus sérieuses, quant aux endroits en extérieur où les femmes préfèrent faire l'amour. La forêt arrive en tête avec 24% des suffrages; viennent ensuite: en bord de mer (21%), en rase campagne (20%), dans un parc (12%), au cimetière (8%), à la montagne (6%), au camping (6%), ailleurs (3%).





En voiture Simone



En bateau Delphine


En cabine Sabine

Dans les toilettes, Ginette
Sous le soleil de Satin


Au cimetière, Marie-Pierre
Sur la tombe, ma palombe


Version Captain Igloo

Sur les toits, émois...



Vous n'avez plus que l'embarras du choix....















dimanche 7 octobre 2012

Marcuse, Culture et société






Pour changer, le chalet s'aventure aujourd'hui dans de redoutables sables mouvants: la lecture de quelques pages de Marcuse, philosophe avec lequel la génération de mai 68 s'est trouvé beaucoup d'affinités. Au détour d'une échoppe de bouquiniste, nous sommes tombés cette semaine sur Culture et société, publié aux Editions de Minuit en 1970. Il s'agit d'un recueil d'essais écrits par Marcuse, des années 1930 à 1968:

                  - Les fondements philosophiques du concept économique de travail (1933)
                  - La lutte contre le libéralisme dans la conception totalitaire de l'Etat (1934)
                  - Réflexion sur le caractère affirmatif de la culture (1937)
                  - La philosophie et la théorie critique (1937)
                  - Contribution à la critique de l'hédonisme (1938)
                  - L'existentialisme (1948)
                  - Le vieillissement de la psychanalyse (1963)
                  - Industrialisation et capitalisme chez Max Weber (1964)
                  - L'éthique et la révolution (1964)
                  - Remarques à propos d'une redéfinition de la culture (1965)
                  - Liberté et théorie des pulsions (1968)
                  - La notion de progrès a la lumière de la psychanalyse (1968)



Mai 68, affiche.


C'est le premier essai qui a plus particulièrement attiré notre attention. Qui ne s'est jamais posé la question du sens de son travail et du travail en général? Bien incapable ne serait-ce que d'esquisser une critique de cet essai, nous nous bornerons à citer le passage qui nous a le plus marqué, page 46.

 "C'est seulement dans le travail et à partir du moment où il travaille que l'homme, en tant qu'il est historique, devient réel, qu'il accède à un état déterminé dans l'histoire. L'individu qui est devant sa machine, qui extrait du charbon, qui sert les clients derrière son comptoir, qui est intégré dans un appareil bureaucratique, qui enseigne, est sorti de la sphère prive du soi et a pris sa place dans un monde environnant déjà subdivisé, articulé, façonné, divisé en plusieurs états, professions, classes, etc. C'est seulement parce que le travail se trouve dans une situation qui lui pré-existe que l'individu est enraciné à une place qui n'a pas sa pareille dans le monde historique et de son mouvement et qui conditionne la possibilité de son existence, de l'acceptation, et de la modification de sa situation. Avant le travail et en dehors de lui, autrement dit avant la pratique au service de la production et de la reproduction et en dehors d'elle, l'existence humaine a peut-être beaucoup de possibilités mais elle ne peut en réaliser un seule; par le travail, en revanche, elle s'est donné un éventail déterminé de possibilités: elle a acquis une permanence historique."

Reiser prophète



L'essai "Remarques à propos d'une redéfinition de la culture", reprend quant à lui un des grands thèmes de Marcuse: l'asservissement sournois de l'humanité par la société de consommation.

Yoyogi Village, un mall culturel à Tokyo.
"L'absorption administrative de la culture par la civilisation est le résultat de la direction actuelle du progrès scientifique et technique, de la soumission croissante des hommes et de la nature à des forces qui organisent cette soumission et qui utilisent l'élévation du niveau de vie pour fixer et éterniser leur mode de lutte pour l'existence.
(...) Education à l'indépendance intellectuelle et personnelle, - on a l'impression qu'il s'agit d'un but universellement reconnu. En réalité, il s'agit d'un programme qui n'est que trop subversif et qui inclut la violation de quelques-uns des tabous démocratiques les plus puissants. Car la culture démocratique en vigueur favorise l'hétéronomie sous le masque de l'autonomie, entrave l'épanouissement des besoins en faisant mine de les promouvoir et restreint la pensée et l'expérience sous les prétextes de les élargir et les étendre à l'infini. La majorité des hommes jouissent d'une large liberté d'action quand il s'agit d'acheter ou de vendre, de chercher ou de choisir un travail; ils peuvent exprimer leur opinion et sont libres de leurs mouvements, mais leurs opinions ne transcendent à aucun moment le système social établi, qui détermine leurs besoins, leurs choix et leurs positions. La liberté elle-même agit comme un moyen de mise au pas et de limitation."


Jusqu'à quel pourcentage de chômeurs la "sociéte établie" pourra-t-elle se perpétuer sans grand bouleversement? L'Espagne ou la Grèce risquent d'en faire l'expérience les premiers.


En même temps, tant qu'on peut choisir son gâteau....


Pour aller plus loin on peut citer deux ouvrages majeurs de Marcuse: Eros et civilisation (1955) et L'homme uni-dimensionnel (1964). 

Enfin, pour se replonger dans les préoccupations des étudiants de l'époque, le recueil suivant nous parait des plus interessants:,La fin de l'utopie (1968) — Compte-rendu des débats organisés par le Comité des étudiants de l'Université libre de Berlin-ouest du 10 au 13 juillet 1967.




















jeudi 6 septembre 2012

Etron Fou Leloublan

Un groupe français de rock progressif des folles années 70.

Etron Fou, ça s'écoute en boucle, assis sur les teuchios, ou pas. 







Mais que diable sont-ils devenus?

























mardi 4 septembre 2012

A la rue



Connaissez-vous la rue du Dix-Décembre à Paris, ainsi nommée en l'honneur de l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848? Non pas!!?!!! Ne partez pas pour autant vous immoler de honte dans la C.A.F. la plus proche: celle-ci n'existe plus. Ou plus exactement, celle-ci a été rebaptisée, en 1870. Et vous la connaissez sans doute puisque c'est la rue du Quatre-Septembre, jour de la proclamation de la IIIème Republique, suite à la disgrâce de Napoléon le Petit. Sic transit Gloria Lasso... 

De là à ce qu'elle devienne la rue du Six-Mai, faut pas prendre les petits-enfants de Mitterand pour des moutons acéphales.... Quoique....


Rue du 4-Septembre vers 1900









samedi 18 août 2012

Hommage à la Syrie



Le Chalet avait été faire un tour en Syrie en 2003...
Que reste-t-il de nos amours? L'espoir d'un futur meilleur.












vendredi 10 août 2012

Arrestation de Louis XVI

J.B. Cant-Hanet, surnommé Cléry


Le 10 août 1792, la Commune insurrectionnelle et les sections parisiennes prennent d'assaut les Tuileries: la famille royale est arrêtée.


Jean-Baptiste Cant-Hanet, surnommé Cléry, alors valet de chambre du dauphin, parvient à obtenir de servir le roi dans la prison du Temple. Il sera fidèlement à ses côtés jusqu'au jour de son exécution le 21 janvier 1793.

Après la mort du roi et moult péripéties, Cléry part rejoindre son frère à Strasbourg, où il écrit sa fameuse et passionnante relation sur la détention de Louis XVI. Il voyage ensuite à Vienne pour y faire imprimer son ouvrage, mais la chancellerie refuse de lui accorder l'imprimatur. Il se rend donc à Londres, où son manuscrit est publié en 1798.


Voici justement cette première édition, que nous venons de chiner à Vienne, ville dans laquelle Cléry mourut en 1809, dans le quartier de Hielzing. Simple coïncidence?

Quoi qu'il en soit, le récit haletant des événements du 10 août est un peu plus intéressant que le récit des récentes émeutes d'Amiens par la Berry Républicain.


La prise des Tuileries, par Duplessis-Bertaux

lundi 6 août 2012

Viennoiseries (suite)


Un dîner chez Sissi et la lime avec laquelle l'anarchiste Lucheni mit fin à ses jours, une belle journée de septembre 1898, devant l'hôtel Beau-Rivage à Genève.

Si vous descendez à cet hôtel, on vous montrera la tête du terroriste, conservée dans du formol, sur simple demande.

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